Les compliments qui aident, ceux qui nuisent

Compliments « personne » vs compliments « processus »

« Tu es intelligent ! » « Tu es trop fort ! » Ces compliments lancés à la volée semblent positifs. Pourtant, les psychologues comme Carol Dweck ont montré que certains compliments peuvent fragiliser un enfant au lieu de le renforcer. Décryptage.

Compliments « personne » vs compliments « processus »

Dire « tu es intelligent » fige l’enfant dans une identité (« je suis intelligent → si j’échoue, je ne le suis plus »). Dire « tu as bien travaillé sur cet exercice » valorise l’effort et la méthode (qui restent contrôlables). Le second type construit la résilience.

Les compliments qui aident

« J’aime comment tu as essayé plusieurs méthodes. » « Tu as persévéré malgré la difficulté. » « Ta solution était originale. » Ces compliments décrivent un comportement concret et un effort, pas un trait de caractère.

Les compliments qui nuisent

« Tu es le meilleur. » « Tu es trop fort. » « Tu es tellement intelligent. » Ces phrases créent une pression : l’enfant devient « celui qui doit être le meilleur ». Au moindre échec, son identité vacille.

Pas d’éloge gratuit non plus

L’inverse n’est pas mieux : féliciter tout, tout le temps, pour tout, vide les compliments de leur sens. L’enfant comprend que les louanges ne reflètent rien de réel.

L’effet sur la prise de risque

Les enfants étiquetés « intelligents » ont tendance à choisir des tâches faciles, pour préserver leur image. Ceux étiquetés « courageux » ou « persévérants » osent davantage les défis. Le compliment oriente les choix.

Le silence parfois

Tout n’a pas besoin d’être commenté. Un sourire, un regard appréciatif, un câlin valent souvent mille « bravo ! ». L’enfant apprend aussi à se réjouir intérieurement de ses réussites, sans dépendre du regard parental.

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