Inégalités scolaires urbain/rural : où en est-on ?

Les chiffres clés

Dans une école publique d’un quartier aisé de Casablanca et dans une école d’un douar du Moyen Atlas, deux enfants de 9 ans vivent l’école d’une manière radicalement différente. L’écart entre l’urbain et le rural est l’un des défis majeurs du système éducatif marocain. État des lieux en 2026.

Les chiffres clés

Taux d’abandon scolaire plus élevé en milieu rural. Résultats aux évaluations nationales en retrait pour les zones rurales. Écart de réussite particulièrement marqué pour les filles, exposées à des risques supplémentaires (déplacements, mariage précoce, charge domestique). Les indicateurs s’améliorent depuis dix ans, mais les écarts persistent.

Les causes structurelles

Infrastructure d’abord : routes, transport, hébergement des enseignants. Personnel ensuite : moins d’enseignants volontaires, classes multi-niveaux fréquentes, rotation rapide. Économie enfin : familles plus pauvres, plus dépendantes du travail des enfants, surtout dans l’agriculture.

Les dispositifs en place

Tayssir : aide financière conditionnée à la scolarisation. Internats ruraux : pour permettre la poursuite au collège. Cantines scolaires : qui jouent un rôle nutritionnel autant qu’attractif. Programmes ciblés type FMPS pour le préscolaire en zone rurale.

L’angle filles

La scolarisation des filles en milieu rural a progressé spectaculairement depuis les années 2000. Le défi actuel : le passage au collège, qui implique souvent un éloignement. Les internats pour jeunes filles rurales, soutenus par des ONG, restent une réponse précieuse mais insuffisante.

Solutions discutées

Plusieurs pistes : revaloriser financièrement les postes en zone rurale, améliorer l’hébergement des enseignants, renforcer le numérique éducatif là où l’isolement est fort, et mobiliser davantage les associations locales. Les Écoles Pionnières s’étendent progressivement en rural.

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