Enseignement supérieur : le SNESup prépare une riposte contre la loi 59.24

La rentrée universitaire 2025/2026 s’annonce particulièrement tendue. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup) prévoit des grèves, boycotts et mobilisations pour s’opposer au projet de loi 59.24, dénonçant l’absence de concertation sur les réformes pédagogiques et la centralisation du pouvoir décisionnel. La première grève nationale est programmée pour le 17 septembre, accompagnée de sit-in et marches sur les campus, avec la possibilité d’intensifier le mouvement si les revendications restent sans réponse, y compris un gel de la participation aux instances élues.

Lors d’une réunion de sa commission administrative le 14 septembre, le SNESup a réuni des représentants de plusieurs universités pour dégager une position commune face au projet de loi. Le syndicat dénonce un texte qui, selon lui, compromet la gratuité et l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, vide les conseils universitaires de leur rôle décisionnel et favorise les financements privés. La manière dont le projet a été introduit, en plein été et sans consultation des instances pédagogiques, a renforcé le malaise.

Le SNESup souligne également l’urgence de résoudre des dossiers en souffrance, notamment :

  • La régularisation des promotions en attente depuis 2021

  • La révision des grilles indiciaires et des délais de changement de cadre

  • L’exonération des primes de recherche de l’impôt

  • L’intégration des enseignants des centres de formation et instituts paramédicaux dans le système universitaire

Le syndicat plaide enfin pour un financement équilibré entre universités publiques et privées et pour que certains établissements à accès limité puissent créer leurs propres masters et doctorats.

Pour le SNESup, la loi 59.24 représente un coup de force et une menace pour l’autonomie des universités et les acquis démocratiques. Mustapha Alzaitraoui, vice-secrétaire général national, insiste sur la volonté de dialoguer avec le ministère, mais uniquement avec de véritables garanties et respect des engagements pris précédemment.

La rentrée universitaire 2025/2026 s’annonce donc comme un moment de mobilisation intense pour la communauté universitaire, dans un contexte où la contestation du projet de loi ne cesse de croître.

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